Salaires VIE 2026 par pays (Volontariat International en entreprise) : le guide complet !

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Mehdi Cornilliet
| 5 mars 2026

Le Volontariat International en Entreprise est l’un des dispositifs les plus puissants et les moins connus pour lancer une carrière internationale. Plus de 90 000 jeunes en ont bénéficié depuis sa création. 94% d’entre eux trouvent un emploi en moins de 6 mois après leur mission. 97% le recommandent. Et l’indemnité mensuelle peut dépasser 5 000 euros nets d’impôts !

Ces chiffres ne viennent pas de nulle part : ils sont issus de l’enquête EDHEC x Business France 2025 (3ème édition, 3 150 alumni interrogés, publiée en octobre 2025). C’est l’étude de référence sur le VIE en France, et c’est sur elle que s’appuie une grande partie de ce guide ! Et comme tu le sais l’EDHEC est partenaire d’Empower College !

La plupart des pages que tu trouveras sur le sujet se contentent de recopier un tableau de barèmes sans aucune analyse. Ce guide va plus loin. Il retrace l’histoire du VIE, décortique le barème officiel 2025 de Business France pays par pays, intègre les résultats exclusifs de l’enquête EDHEC x Business France, et explique comment construire un parcours qui mène du BTS au VIE en passant par les Grandes Écoles.

Du service militaire au VIE : une histoire méconnue

Les origines : le service national en coopération

Avant 2000, les jeunes Français soumis au service militaire obligatoire pouvaient choisir une alternative : le service national en coopération (aussi appelé CSNE, Coopérant du Service National en Entreprise). Ce dispositif permettait aux appelés d’effectuer leur service dans une entreprise française à l’étranger plutôt que dans une caserne ! C’était un système efficace, mais réservé aux hommes, et conditionné à l’existence du service militaire obligatoire.

La loi du 14 mars 2000 : naissance du VIE

Quand Jacques Chirac a suspendu le service national en 1997 (effectif au 31 décembre 2002), le gouvernement s’est retrouvé face à un problème concret : comment maintenir ce flux de jeunes talents français dans les entreprises à l’étranger ? La réponse est venue avec la loi n°2000-242 du 14 mars 2000, qui a créé le statut de Volontariat International en Entreprise.

Le changement fondamental : le VIE n’est plus réservé aux hommes (enfin !). Il est ouvert à tous les ressortissants de l’Espace Économique Européen, femmes et hommes, entre 18 et 28 ans. Ce n’est plus un service militaire alternatif, c’est un dispositif civil de mobilité professionnelle internationale.

UBIFRANCE, puis Business France

À sa création, le VIE était géré par UBIFRANCE, l’agence française pour le développement international des entreprises. En 2015, UBIFRANCE a fusionné avec l’Agence française pour les investissements internationaux (AFII) pour devenir Business France, l’établissement public qui gère aujourd’hui le dispositif.

Business France est le seul organisme en France habilité à contracter des missions VIE. Tout passe par leur plateforme : les offres, les candidatures, les contrats, la gestion administrative et la protection sociale.

Le VIE en chiffres (2025)

En 2025, le VIE fête ses 25 ans. Un quart de siècle de résultats que l’enquête EDHEC x Business France 2025 (octobre 2025, 3 150 alumni répondants) permet de mesurer avec précision.

Depuis sa création, le programme a envoyé plus de 90 000 jeunes en mission dans plus de 120 pays, au sein de près de 8 000 entreprises françaises. L’Europe reste la première zone d’accueil (environ 50% des VIE), devant l’Amérique du Nord (18%) et l’Asie-Pacifique (15%).

Les chiffres clés de l’enquête 2025 :

94% des jeunes trouvent un emploi en moins de 6 mois après leur mission VIE (+2 points depuis 2021). C’est l’un des taux d’insertion les plus élevés de tous les dispositifs d’insertion professionnelle en France.

97% des alumni recommandent le VIE à d’autres jeunes. Ce taux est remarquablement stable depuis 2018 (il n’est jamais descendu en dessous de 96%).

70% affirment que le VIE est un accélérateur de carrière. Comme le résume Lisa, une ancienne VIE interrogée dans l’enquête : « Le VIE m’a permis de gagner au moins 5 ans sur ma carrière. »

70% ont reçu une proposition d’emploi de leur entreprise d’accueil. Et parmi ceux qui l’ont acceptée, 47% continuent leur carrière dans la même entreprise plusieurs années après.

76% ont vécu leur première expérience internationale de plus de 3 mois grâce au VIE. Pour la majorité des jeunes, c’est le VIE qui ouvre la porte de l’international, pas un stage ou un Erasmus.

53% partent en mission directement après leur diplôme. 54% trouvent leur mission en moins de 3 mois. <!– GRAPHIQUE SUGGÉRÉ : Infographie « Les chiffres clés du VIE 2025 » reprenant les 6 stats ci-dessus avec icônes (emploi, recommandation, accélérateur, proposition, international, rapidité). Source : Enquête EDHEC x Business France 2025. –>

La durée moyenne d’une mission est de 16,7 mois. La répartition homme/femme est de 57/43, un ratio en amélioration constante depuis la création du dispositif.

Comment fonctionne la rémunération en VIE

Ce n’est pas un « salaire » au sens classique

Le VIE n’est pas un contrat de travail classique. C’est un statut public, encadré par le code du service national. La rémunération s’appelle officiellement une « indemnité », pas un salaire. Mais concrètement, c’est de l’argent qui tombe chaque mois sur ton compte. Et il y a un avantage fiscal majeur : cette indemnité est intégralement exonérée d’impôt sur le revenu en France.

Tu lis bien : zéro impôt. Un VIE en Californie à 5 180 euros par mois ne paie pas un centime d’impôt sur le revenu. C’est du net, et c’est net d’impôt. C’est un avantage colossal que très peu de dispositifs offrent.

Les deux composantes de l’indemnité VIE

L’indemnité mensuelle se décompose en deux parties :

L’indemnité commune (fixe). Identique pour tous les VIE, quel que soit le pays de mission. En 2025, elle est de 772,87 euros par mois. Cette base est stable et révisée périodiquement.

L’indemnité géographique (variable). C’est la partie qui fait toute la différence. Elle varie selon le pays (et parfois la ville) d’affectation, et elle est calculée pour compenser les écarts de coût de la vie, les conditions de sécurité et les fluctuations de change. Elle peut aller de 935 euros (Tunisie) à plus de 4 480 euros (Haïti) par mois.

L’indemnité totale (commune + géographique) va donc de 1 708 euros (Tunisie, le minimum de la grille) à 5 260 euros (Haïti, le maximum).

La réduction de 20% en cas de logement fourni

Quand l’entreprise d’accueil fournit un logement, l’indemnité géographique est réduite de 20%. C’est important à savoir pour tes calculs. Mais dans la pratique, cette réduction est largement compensée par l’économie de loyer, surtout dans des villes comme New York, Londres, Tokyo ou Singapour où les loyers dévorent une part énorme du budget.

Barème 2025 : les destinations qui paient le plus

Voici l’analyse du barème officiel Business France applicable au 1er janvier 2025. On distingue deux classements : le classement brut (indemnité totale la plus élevée) et le classement « stratégique » (les destinations réalistes pour une carrière commerciale).

Top 10 des indemnités les plus élevées (tous pays)

RangPays / VilleIndemnité totale mensuelle
1Haïti5 260 euros
2Soudan du Sud5 201 euros
3Irak (hors Erbil)5 191 euros
4États-Unis (Californie)5 181 euros
5États-Unis (New York)5 118 euros
6Afghanistan5 033 euros
7Congo RDC (hors Kinshasa)4 995 euros
8République centrafricaine4 848 euros
9Congo RDC (Kinshasa)4 826 euros
10Iran4 603 euros

Le constat saute aux yeux : les indemnités les plus élevées ne sont pas toujours dans les destinations les plus désirables. Haïti, le Soudan du Sud et l’Irak figurent en tête parce que l’indemnité géographique compense à la fois le coût de la vie et les conditions de sécurité difficiles. Ce ne sont pas des destinations typiques pour un premier VIE commercial. <!– GRAPHIQUE SUGGÉRÉ : Bar chart horizontal « Top 10 des indemnités VIE les plus élevées (tous pays, 2025) » avec code couleur : rouge pour zones à risque, bleu pour destinations carrière. Source : Barème officiel Business France, janvier 2025. –>

Top 10 des destinations « carrière » les mieux rémunérées

Voici le classement des destinations réalistes pour un jeune diplômé en commerce, finance ou business development :

RangPays / VilleIndemnité totale mensuelle
1États-Unis (Californie)5 181 euros
2États-Unis (New York)5 118 euros
3Suisse (Zurich)4 469 euros
4Singapour4 357 euros
5États-Unis (Massachusetts / Boston)4 292 euros
6Suisse (Genève)4 238 euros
7États-Unis (Floride, New Jersey, Connecticut)4 175 euros
8États-Unis (Washington DC)4 113 euros
9Suisse (autres villes)4 107 euros
10Israël3 781 euros

Ce classement est beaucoup plus pertinent pour un jeune commercial ou business developer. Les États-Unis dominent largement, avec 5 des 10 premières places. La Suisse suit avec 3 places. Singapour et Israël complètent le top 10.

L’Europe : des indemnités modérées mais des opportunités massives

L’Europe concentre 50% des missions VIE, c’est donc la zone la plus accessible. Voici les principales destinations européennes :

Pays / VilleIndemnité totale mensuelle
Royaume-Uni (Londres)3 790 euros
Danemark3 540 euros
Irlande3 470 euros
Pays-Bas3 288 euros
Allemagne (Munich)3 241 euros
Allemagne (Berlin)3 185 euros
Suède3 070 euros
Luxembourg3 064 euros
Finlande2 964 euros
Allemagne (autres villes)2 970 euros
Italie2 908 euros
Belgique2 859 euros
Portugal2 649 euros
Espagne2 524 euros

Londres offre de loin la meilleure indemnité d’Europe (3 790 euros), suivie du Danemark (3 540 euros) et de l’Irlande (3 470 euros). L’Espagne et le Portugal, souvent fantasmées par les candidats, sont les moins bien rémunérées d’Europe de l’Ouest. <!– GRAPHIQUE SUGGÉRÉ : Carte de l’Europe avec dégradé de couleurs par niveau d’indemnité VIE (vert foncé = 3 500+, vert clair = 2 800-3 500, jaune = 2 500-2 800). Source : Barème officiel Business France, janvier 2025. –>

L’Asie-Pacifique : le meilleur rapport rémunération / pouvoir d’achat

C’est ici que le VIE devient financièrement très intéressant. Certaines destinations asiatiques combinent une indemnité correcte avec un coût de la vie nettement inférieur à l’Europe :

Pays / VilleIndemnité totaleCommentaire pouvoir d’achat
Singapour4 357 eurosCoût de la vie élevé mais pas d’impôt local, excellent pour l’épargne
Australie (Sydney)3 336 eurosCoût de la vie élevé, indemnité juste suffisante
Chine (Shanghai)3 037 eurosCoût de la vie modéré, excellent pouvoir d’achat
Chine (Pékin)2 988 eurosSimilaire à Shanghai
Japon (Tokyo)2 900 eurosCoût de la vie élevé mais indemnité modeste
Chine (Hong Kong)3 291 eurosLoyers très élevés, indemnité insuffisante sans logement fourni
Indonésie2 762 eurosCoût de la vie très bas, excellent pour épargner
Vietnam2 282 eurosIndemnité modeste mais pouvoir d’achat exceptionnel
Thaïlande2 428 eurosMême logique que le Vietnam

Le secret que les guides VIE ne te disent pas : les destinations à fort pouvoir d’achat ne sont pas celles qui paient le plus en absolu, mais celles où l’écart entre ton indemnité et le coût de la vie est le plus favorable. Un VIE à Shanghai avec 3 037 euros vit souvent mieux qu’un VIE à Londres avec 3 790 euros, parce que le loyer, la nourriture et les transports à Shanghai coûtent 40 à 60% de moins qu’à Londres. <!– GRAPHIQUE SUGGÉRÉ : Scatter plot « Indemnité vs pouvoir d’achat réel » avec axe X = indemnité totale, axe Y = indice de pouvoir d’achat estimé. Points labellisés : Shanghai, Singapour, Londres, New York, Bangkok, Tokyo. Mettre en évidence la « zone sweet spot » (indemnité correcte + pouvoir d’achat élevé). –>

Les destinations les moins bien rémunérées

PaysIndemnité totale mensuelle
Tunisie1 708 euros
Maurice1 811 euros
Gambie1 834 euros
Maroc1 935 euros
Malaisie1 995 euros

La Tunisie et le Maroc sont les deux destinations les moins rémunérées du barème VIE. Paradoxalement, le pouvoir d’achat y reste correct grâce au coût de la vie local très bas. Mais si ton objectif est de maximiser ta rémunération et ton épargne, ce ne sont pas les destinations optimales.

La zone euro : un plancher garanti

Le barème 2025 prévoit un plancher pour les pays de la zone euro : l’indemnité minimale est de 2 074 euros (correspondant à la Croatie, destination la moins rémunérée de la zone euro). Aucun VIE affecté dans un pays de la zone euro ne peut gagner moins que ce montant.

Qui peut faire un VIE ?

Les conditions sont simples mais strictes :

Âge. Tu dois avoir entre 18 et 28 ans au moment de l’inscription sur la plateforme. Tu peux démarrer ta mission avant ton 29ème anniversaire.

Nationalité. Tu dois être ressortissant d’un pays de l’Espace Économique Européen (les 27 pays de l’UE plus l’Islande, la Norvège et le Liechtenstein).

Service national. Pour les Français, tu dois avoir effectué la Journée Défense et Citoyenneté (JDC, ex-JAPD).

Casier judiciaire. Il doit être vierge.

Unicité. Tu ne peux faire qu’un seul VIE dans ta vie. Si tu as déjà effectué un VIE ou un VIA (Volontariat International en Administration), tu ne peux pas en refaire un.

Diplôme. Il n’y a pas de niveau minimum légal. Un bachelier de 18 ans peut théoriquement décrocher un VIE. Dans la pratique, environ 85% des offres ciblent des Bac+5 (diplômés de Grandes Écoles de commerce ou d’ingénieurs), et environ 12% des Bac+2/Bac+3.

C’est ce dernier point qui rend le parcours BTS vers Grande École si stratégique : un diplômé d’une Grande École de commerce a accès au vivier massif d’offres VIE, alors qu’un diplômé de BTS seul aura beaucoup plus de mal à en décrocher un.

Ce que le VIE développe vraiment : les données EDHEC x Business France

Les guides VIE parlent toujours de rémunération et de destinations. Rarement de ce que le VIE développe concrètement chez les jeunes qui le vivent. L’enquête EDHEC x Business France 2025 apporte des réponses chiffrées.

Un révélateur de soft skills

Les compétences développées pendant une mission VIE ne sont pas uniquement techniques. L’enquête mesure l’impact sur les soft skills, et les résultats sont sans appel :

85% affirment s’être développés personnellement pendant leur mission. Le VIE n’est pas qu’une ligne sur un CV, c’est une transformation personnelle.

84% se sentent plus autonomes à l’issue de leur mission. Quand tu gères des clients à Shanghai ou que tu développes un marché à São Paulo à 24 ans, tu apprends vite à te débrouiller.

84% ont développé leurs compétences collaboratives. Travailler dans une équipe multiculturelle, avec des codes différents, des styles de management différents et parfois une langue différente, c’est l’école du management interculturel.

81% ont développé leur agilité. Comme le résume Mathilde, ancienne VIE : « Les challenges et les défis apprennent la résilience. » <!– GRAPHIQUE SUGGÉRÉ : Radar chart / « toile d’araignée » des 4 soft skills développées (développement personnel 85%, autonomie 84%, collaboration 84%, agilité 81%). Source : Enquête EDHEC x Business France 2025. –>

Un booster linguistique

L’immersion internationale produit des résultats spectaculaires sur les compétences linguistiques :

74% des VIE ont amélioré leur niveau de langue pendant leur mission.

40% étaient bilingues à la fin de leur mission, contre seulement 24% avant de partir. C’est presque un doublement du taux de bilinguisme.

Un exemple frappant : en Allemagne, 30% des jeunes ne parlaient pas allemand avant de partir. En fin de mission, ils ne sont plus que 3%.

La montée en puissance des missions à impact RSE

C’est l’une des tendances les plus marquantes de l’enquête 2025 : 30% des missions VIE ont un impact RSE positif (contre seulement 14% en 2018). La progression est continue et spectaculaire. <!– GRAPHIQUE SUGGÉRÉ : Courbe d’évolution « Missions VIE à impact RSE » de 2018 à 2024 : 14% → 17% → 20% → 21% → 26% → 29% → 30%. Source : Enquête EDHEC x Business France 2025. –>

Les champs de mission à impact se répartissent ainsi : enjeux environnementaux (71% des missions RSE), enjeux sociétaux (32%), enjeux sociaux (27%), enjeux de gouvernance (16%). C’est un signal fort pour les jeunes qui cherchent du sens dans leur premier emploi : le VIE n’est pas qu’un accélérateur de carrière, c’est aussi un levier d’impact.

Comment les talents trouvent leur mission

L’enquête révèle aussi les canaux les plus efficaces pour décrocher un VIE :

52% trouvent leur mission grâce à leur réseau professionnel. 15% passent par le site officiel VIE/VIA de Business France. 13% postulent sur le site de l’entreprise. 5% décrochent leur mission par candidature spontanée.

Le réseau professionnel domine largement. C’est un argument supplémentaire pour la stratégie Grande École : intégrer une école comme l’EDHEC, c’est accéder à un réseau de 50 000+ alumni répartis dans le monde entier, dont un nombre significatif d’anciens VIE qui peuvent recommander, orienter et ouvrir des portes.

Les secteurs qui recrutent le plus en VIE

Selon les données Business France, voici les principaux secteurs recruteurs de VIE (classement par volume de missions) :

  1. Finance et assurance
  2. Commerce et distribution
  3. Technologies et digital
  4. Industrie manufacturière
  5. Énergie et environnement
  6. Conseil et audit
  7. Agroalimentaire
  8. Luxe et cosmétiques
  9. BTP et génie civil
  10. Automobile et aéronautique

Les profils commerciaux (business development, vente, export, relation client) sont parmi les plus demandés. C’est logique : le VIE a été conçu pour développer les exportations françaises. Les entreprises envoient des VIE à l’étranger pour conquérir de nouveaux marchés, gérer des relations clients, prospecter, et renforcer les équipes commerciales locales.

Du BTS NDRC au VIE : le parcours complet

Le VIE est souvent présenté comme réservé aux diplômés de Grandes Écoles. C’est partiellement vrai dans les faits (85% des VIE sont des Bac+5), mais c’est précisément pour ça que le parcours BTS vers Grande École est si stratégique.

Le parcours en 5 étapes

Étape 1 : BTS NDRC en alternance (Bac+2, 2 ans). Tu acquiers les fondamentaux du commerce, de la négociation et de la relation client. Tu accumules 2 ans d’expérience professionnelle en alternance. Si tu es dans un programme comme le BTS Prépa d’Empower College, tu prépares aussi les concours des Grandes Écoles avec des modules de géopolitique, d’IA, d’éloquence et de logique.

Étape 2 (voie EDHEC) : la filière Ascension EDHEC (Bac+3). C’est la voie la plus directe. L’EDHEC Business School est actionnaire d’Empower College. Les meilleurs étudiants boursiers de la promotion accèdent à la filière Ascension EDHEC, qui mène directement au BBA EDHEC sans passer par les concours classiques. C’est un pont exclusif entre le BTS et l’une des 5 meilleures écoles de commerce de France, celle-là même qui co-produit l’enquête VIE de référence avec Business France. Quand on sait que 52% des VIE trouvent leur mission grâce à leur réseau professionnel (enquête EDHEC x Business France 2025), intégrer le réseau EDHEC de 50 000+ alumni est un avantage décisif.

Étape 2 bis (voie AST) : intégration en Grande École via les concours AST (Bac+3). Pour ceux qui ne passent pas par la filière Ascension, la voie classique reste ouverte. Avec une préparation structurée aux admissions sur titre, tu peux intégrer des écoles du top 10 français : EDHEC, emlyon, SKEMA, Audencia, Grenoble EM, et même HEC, ESSEC ou ESCP pour les meilleurs dossiers.

Étape 3 : Programme Grande École (Bac+5, 2 à 3 ans). Tu te spécialises en commerce international, finance, marketing ou stratégie. Tu effectues des stages à l’international. Tu développes ton réseau. Tu prépares ton profil pour le VIE.

Étape 4 : VIE (6 à 24 mois). Tu pars en mission dans une entreprise française à l’étranger. Tu es rémunéré entre 2 000 et 5 200 euros nets d’impôts. 85% des VIE affirment s’être développés personnellement, 84% se sentent plus autonomes. Et 94% trouvent un emploi en moins de 6 mois. <!– GRAPHIQUE SUGGÉRÉ : Frise chronologique verticale « Du BTS au VIE : le parcours en 5 étapes » avec âge, diplôme, revenu et durée pour chaque étape. Mettre en évidence la bifurcation étape 2 (voie EDHEC) / étape 2 bis (voie AST). –>

Pourquoi ce parcours est le meilleur accélérateur social

Reprenons les chiffres. Un étudiant qui démarre un BTS NDRC en alternance à 18 ans chez Empower College :

À 18-20 ans : BTS NDRC en alternance chez Empower College. Coût : 0 euros (alternance). Revenu : 490 à 1 110 euros/mois (salaire apprenti). Expérience : 2 ans en entreprise. Formation complémentaire : IA, géopolitique, éloquence, Tage Mage.

À 20-21 ans : intégration à l’EDHEC (filière Ascension pour les boursiers, ou concours AST classique). Accès immédiat au réseau de 50 000+ alumni EDHEC, le même réseau qui produit l’enquête VIE de référence avec Business France.

À 21-23 ans : Programme Grande École. Possibilité d’alternance en PGE (donc toujours rémunéré). Spécialisation commerce international. Stages à l’étranger.

À 23-25 ans : VIE. Rémunération : 2 000 à 5 200 euros nets d’impôts par mois pendant 12 à 24 mois. 94% trouvent un emploi en moins de 6 mois après la mission (enquête EDHEC x Business France 2025).

À 25 ans : CDI en entreprise internationale, avec un BTS, un diplôme EDHEC (ou autre Grande École), 4 à 5 ans d’expérience professionnelle (alternance + stages + VIE), et une mission internationale sur le CV.

Ce parcours est accessible à tout étudiant motivé, quel que soit son code postal d’origine. Le BTS en alternance ne coûte rien. Les Grandes Écoles offrent des bourses et permettent l’alternance. Le VIE est un statut public avec protection sociale. C’est le parcours d’ascension sociale le plus structuré qui existe dans le système éducatif français.

Les avantages cachés du VIE

Au-delà de l’indemnité mensuelle, le VIE offre plusieurs avantages que les guides oublient souvent de mentionner :

Protection sociale complète. Tu bénéficies de la protection sociale de l’État français pendant toute la durée de ta mission : assurance maladie, rapatriement, responsabilité civile. Cette couverture est prise en charge par l’organisme gestionnaire, pas par l’entreprise.

Exonération fiscale totale. L’indemnité VIE n’est pas imposable en France. Elle n’entre pas dans le calcul de l’impôt sur le revenu. Un VIE à 5 000 euros par mois pendant 24 mois, c’est 120 000 euros nets reçus sans payer un centime d’impôt. Aucun premier emploi classique n’offre cet avantage.

Cotisations retraite. Tes cotisations retraite sont prises en charge. La période de VIE compte dans le calcul de tes droits à la retraite.

Validation d’expérience. Un certificat d’accomplissement est délivré à la fin de ta mission. C’est un document officiel qui atteste de ton expérience internationale.

Billets d’avion. L’entreprise prend en charge les billets d’avion aller-retour entre la France et ton pays de mission.

Le réseau Club VIE. Le Club VIE (association de loi 1901 partenaire de Business France) regroupe plus de 42 000 anciens VIE. C’est un réseau professionnel puissant, réparti dans le monde entier, qui facilite les connexions et les opportunités de carrière.

Comment décrocher un VIE

La plateforme officielle

Toutes les offres de VIE sont publiées sur la plateforme Mon Volontariat International (mon-vie-via.businessfrance.fr), gérée par Business France. Tu dois créer un compte, remplir ton profil et postuler aux offres qui t’intéressent. Le vivier actif compte plus de 40 000 candidats inscrits.

Les entreprises qui recrutent le plus en VIE

Les grands groupes français sont les premiers recruteurs de VIE : L’Oréal, LVMH, Renault, TotalEnergies, BNP Paribas, Société Générale, Safran, Schneider Electric, Capgemini, Dassault Systèmes, Saint-Gobain, Michelin, Danone, Pernod Ricard, EDF, Engie, Airbus… Mais les PME et ETI utilisent aussi le dispositif, souvent avec un « chèque VIE » subventionné par l’État (5 000 euros de prise en charge pour l’envoi d’un VIE).

Les compétences qui font la différence

Dans un vivier de 40 000 candidats, la concurrence est réelle. Voici ce qui te distingue :

Une double compétence commerce + tech. Les entreprises cherchent des profils commerciaux capables de maîtriser les outils digitaux. La maîtrise des CRM (HubSpot, Salesforce), des outils de prospection automatisée et de l’IA appliquée au business est un avantage compétitif majeur.

L’anglais courant. C’est un prérequis absolu pour la plupart des missions VIE. Un score TOEIC supérieur à 900 ou un IELTS supérieur à 7.0 te place au-dessus de la mêlée.

Une expérience en alternance. Un candidat avec 2 ans d’alternance a un avantage décisif sur un candidat qui n’a fait que des stages courts. L’alternance prouve ta capacité à fonctionner en entreprise sur la durée.

Un diplôme de Grande École. Les entreprises le demandent rarement explicitement dans les offres VIE, mais dans les faits, un diplôme PGE d’une école reconnue (EDHEC, emlyon, SKEMA, etc.) ouvre des portes que d’autres diplômes n’ouvrent pas.

FAQ : Volontariat International en Entreprise

Ton parcours vers le VIE commence ici. Empower College, le seul BTS NDRC adossé à l’EDHEC (l’école qui co-produit l’enquête VIE de référence avec Business France), prépare ses étudiants à intégrer les Grandes Écoles de commerce via la filière Ascension EDHEC ou les concours AST. Première étape vers une carrière internationale et un VIE.

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