Classement des écoles de commerce L’Express 2026 : enfin un palmarès axé rentabilité

Grandes écoles
Mehdi Cornilliet
| 2 février 2026

Combien de professeurs étrangers ? Combien de partenariats internationaux ? Combien de publications de recherche ? Depuis trente ans, les classements des écoles de commerce empilent des critères que personne ne comprend vraiment… et qui n’intéressent pas les étudiants. Le nouveau classement L’Express-NextEdu prend le contre-pied total : il mesure ce qui compte vraiment, la réputation des écoles auprès de ceux qui recrutent. Une approche inédite, co-conçue par NextEdu, entreprise membre de l’écosystème d’Empower College.

Le problème des classements des écoles de commerce traditionnels

Soyons honnêtes : les classements actuels des écoles de commerce posent un vrai problème. Ils mesurent des indicateurs qui n’ont souvent aucun lien direct avec ce qui préoccupe les étudiants et leurs familles : est-ce que cette école va m’aider à décrocher un bon emploi ?

Bernard Belletante, ancien directeur général de l’emlyon et de KEDGE, ne mâche pas ses mots dans le cahier spécial de L’Express : « Ce sont des marronniers, bien plus lus que les articles sur les évolutions stratégiques des écoles, alors que cela devrait être l’inverse ! Un critère comme celui du nombre de partenariats à l’international ne permet pas de savoir comment l’école va évoluer dans les cinq ou dix prochaines années. Or c’est ce que les familles ont besoin de savoir. »

Le chercheur Julien Jacqmin, professeur associé en économie à NEOMA, pointe d’autres failles : « Même lorsque la méthodologie est décrite, les critères sont pondérés par des coefficients. » Autrement dit : il est toujours possible de jouer sur ces coefficients pour modifier l’ordre d’arrivée. Et d’ajouter : « Quand le nombre de papiers de recherche publiés est pris en compte, les plus grandes écoles sont automatiquement favorisées puisqu’elles ont plus de professeurs. En revanche, celles qui proposent un accompagnement pédagogique de qualité resteront en bas de classement car cet indicateur n’est pas mesuré. »

Des critères manipulables et déconnectés de la réalité

Résumons les problèmes des classements traditionnels :

Des données déclaratives. Le salaire d’embauche, le nombre de professeurs titulaires d’un doctorat, le taux d’encadrement… Ces chiffres sont souvent fournis par les écoles elles-mêmes, sans vérification indépendante. Théorie des jeux faisant, elles sont incitées à « optimiser » leurs données.

Des critères qui favorisent la taille. Plus une école est grande, plus elle publie de recherche, plus elle a de partenariats. Ce n’est pas un indicateur de qualité pour l’étudiant.

Des indicateurs sans rapport avec l’employabilité. Le nombre de professeurs étrangers ou de doubles diplômes ne dit rien sur la perception qu’ont les recruteurs des futurs diplômés.

Un jeu à somme nulle. Un établissement qui monte suppose qu’un autre descende, même si le niveau de celui-ci n’a pas baissé.

Une course à l’uniformisation. Les écoles finissent par optimiser les mêmes critères au lieu de développer leurs spécificités.

La vraie question : que pensent ceux qui recrutent ?

Face à ces limites, L’Express Éducation et NextEdu ont adopté une approche radicalement différente. Au lieu de compiler des indicateurs académiques, ils ont posé une question simple à plus de 1 000 dirigeants, DRH et cadres supérieurs : « Au vu de votre expérience, à quel point auriez-vous tendance à recommander un profil issu de cette école ? »

C’est la seule question qui compte pour un étudiant qui investit entre 40 000 et 80 000 euros dans sa scolarité. Pas le nombre de publications académiques. Pas le pourcentage d’enseignants internationaux. La réputation réelle de l’école auprès de ceux qui, demain, auront le pouvoir de l’embaucher… ou de jeter son CV à la poubelle.

Un classement des écoles de commerce impossible à manipuler

L’autre force de cette méthodologie : elle est conçue pour résister aux tentatives d’influence.

Les panels sont fermés : ni les écoles, ni leurs étudiants, ni leurs alumni ne peuvent s’inscrire librement. Les 1 004 répondants ont été vérifiés manuellement. Une correction spécifique neutralise les biais des alumni (qui ne représentent que 20% du panel). Les notes extrêmes sont éliminées.

Résultat : « La seule influence possible consiste à améliorer sur le temps long sa réputation auprès des décideurs économiques », explique la méthodologie. Pas de raccourci. Pas de manipulation des chiffres. Juste la réalité du marché.

Le classement des écoles de commerce 2026

RangÉcoleScore NextEdu
1HEC Paris85,84 %
2ESSEC BS81,81 %
3ESCP BS78,12 %
4EDHEC BS76,16 %
5emlyon BS74,77 %
6Audencia BS66,41 %
7SKEMA BS66,25 %
8NEOMA BS64,70 %
9GEM64,41 %
10KEDGE BS63,19 %
11INSEEC Grande École58,15 %
12TBS Education56,92 %
13EM Strasbourg55,09 %
14Rennes SB54,91 %
15ISC Paris54,76 %
16MBS School of business53,68 %
16Burgundy SB53,61 %
18IMT-BS52,12 %
19ICN BS51,58 %
20Clermont SB50,35 %
21Excelia BS48,52 %
22South Champagne BS44,35 %
23Brest BS44,19 %

L’EDHEC, partenaire d’Empower College, se classe 4èmen confirmant l’excellence de sa réputation auprès des recruteurs.

Ce que les DRH regardent vraiment

Le cahier spécial de L’Express donne la parole à plusieurs responsables RH. Leurs témoignages confirment le décalage entre les classements traditionnels et la réalité du recrutement.

Maud Jardin, DRH de Lucca : « Nous avons une liste d’une vingtaine d’établissements cibles pour lesquels nous avons établi un système de classement allant de A à C. Cette hiérarchie maison s’appuie sur les résultats des classements traditionnels, mais elle inclut aussi nos propres critères. Une école de commerce dans le top 10 des classements habituels peut être classée en C, et une école moins cotée sur le papier, en A. »

Xavier Bézio, directeur des activités de transition de Morgan Philips : « Dans un marché du travail qui nécessite d’être de plus en plus spécialisé, il manque des critères de différenciation propres à chaque école. J’aimerais connaître la proposition de valeurs et les domaines d’excellence de chaque établissement, notamment dans l’IA, le numérique ou la RSE. Cela éviterait cette forme d’uniformité des classements et de course à la voie royale qui n’est pas adaptée à tous les profils. »

Michaël Fossat, DRH de Schneider Electric : « Je vois peu de renseignements relatifs aux volumes horaires enseignés par matière. On ne sait jamais si les étudiants ont eu deux heures de cours sur un sujet spécifique ou s’ils y ont consacré un semestre entier. »

La rentabilité d’une école de commerce : le vrai sujet

Quand un étudiant ou sa famille investit plusieurs dizaines de milliers d’euros dans une formation, la question n’est pas de savoir combien l’école compte de professeurs titulaires d’un doctorat. La question est : quel retour sur investissement puis-je espérer ?

Ce retour dépend directement de la perception qu’ont les recruteurs de l’école. Un diplôme prestigieux ouvre des portes. Un diplôme méconnu ou mal perçu les ferme, peu importe la qualité réelle de l’enseignement.

C’est exactement ce que mesure le Score NextEdu : la capacité d’une école à valoriser ses diplômés sur le marché du travail. Un indicateur concret, utile, et impossible à manipuler avec des artifices statistiques.

NextEdu et Empower College : une même exigence de transparence

NextEdu, le cabinet de conseil en enseignement supérieur qui a co-conçu ce classement, est co-dirigée par le directeur d’Empower College.

Cette proximité n’est pas un hasard. Elle reflète une conviction partagée : l’information sur l’enseignement supérieur doit être claire, utile et orientée vers l’intérêt des étudiants pas vers celui des médias qui en sont à l’origine.

Pour nos étudiants du BTS NDRC, comprendre ces enjeux est essentiel. Savoir décrypter un classement, identifier ce qui compte vraiment aux yeux des recruteurs, construire un parcours cohérent : c’est aussi cela, se préparer au monde professionnel. Certains d’entre eux ont également pu se rendre à la soirée !

Nos étudiants à la cérémonie de lancement

Les étudiants d’Empower College ont participé à la cérémonie officielle de lancement du classement. Une expérience qui illustre notre pédagogie : placer nos étudiants au contact direct du monde professionnel et de l’actualité de l’enseignement supérieur.

Ce qu’il faut retenir

Les classements traditionnels mesurent ce que les écoles veulent montrer. Le classement L’Express-NextEdu mesure ce que le marché perçoit vraiment. C’est toute la différence.

Comme le résume Delphine Manceau, présidente de la Conférence des Grandes Écoles : « L’école idéale pour vous n’est pas forcément classée au top. C’est à chacun de trouver l’établissement qui correspond le mieux à son projet. »

Mais encore faut-il disposer des bonnes informations pour faire ce choix. Ce nouveau classement y contribue.

Découvrir le classement complet : lexpress-education.com/classements/grandes-ecoles-commerce-2026

Télécharger le cahier spécial L’Express (32 pages) : PDF disponible ici

Empower College propose le BTS NDRC en alternance, en partenariat avec EDHEC Business School (4ème du classement). NextEdu et Empower College font partie du même groupe.

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